Sylvie a récupéré 43 % de ses cotisations chômage

28 576 € perçus pour 66 970 € versés, 19 mois sans emploi, en euros de 2025.

Cotisations chômage versées66 970 €salarié et employeur
Allocations perçues28 576 €2 périodes indemnisées
Part récupérée43 %perçu / versé
Mois indemnisés19sur 19 mois sans emploi

Source : simulateur polidata, barèmes IPP, conventions Unédicpolidata.fr

28 576 € d’allocations pour 66 970 € de cotisations

Toute la carrière, en euros de 2025

Versé par le salarié19 672 €29 %
Versé par l’employeur47 299 €71 %
Total versé66 970 €100 %
Allocations perçues28 576 €43 %
Source : simulateur polidata, barèmes IPP, conventions Unédicpolidata.fr

2 périodes indemnisées, de 57 % à 63 % du salaire

PériodeSalaire journalier de référenceAllocation journalièreTaux de remplacementDroit ouvertMois indemnisésPerçu (euros de l’époque)
janvier 1990 → juillet 1990 · Licenciement économique33,97 € /jour21,27 € /jour62,6 %912 j ≈ · Filière 47 / 74 510 €
avril 2009 → mars 2010 · Plan de sauvegarde de l’emploi75,68 € /jour43,44 € /jour57,4 %730 j12 / 1215 857 €
Source : simulateur polidata, conventions Unédicpolidata.fr

Méthode et sources

L’assurance chômage mutualise un risque : la plupart des carrières y cotisent longtemps et en retirent peu, comme la plupart des assurés en habitation ne déclarent jamais d’incendie. La part récupérée mesure donc d’abord le chômage subi. La cotisation finance aussi la validation de trimestres de retraite pendant le chômage (prise en charge par le Fonds de solidarité vieillesse depuis 1994), des points de retraite complémentaire, l’accompagnement, la formation et la garantie des salaires si l’employeur est liquidé.

Depuis le 1ᵉʳ octobre 2018, le salarié ne cotise plus à l’assurance chômage : sa cotisation de 2,40 % a été remplacée par 1,7 point de CSG, qui figure dans la ligne « CSG » de la vue « Prélèvements ».

L’allocation se calcule sur un salaire journalier de référence, tiré des salaires qui précèdent la fin du contrat. Deux formules concourent — 40,4 % du salaire journalier plus une partie fixe, ou 57 % — et la plus favorable l’emporte, entre un plancher et un plafond de 75 %. Le taux de remplacement baisse donc quand le salaire monte : environ trois quarts au niveau du Smic, 57 % au-delà de 2 400 € bruts par mois.

Jusqu’à la convention d’avril 2009, la durée d’indemnisation se lisait dans un tableau croisant l’âge et la durée d’affiliation (« filière »). De 1992 à 2000, l’allocation baissait par paliers — de 15 à 17 % tous les quatre mois, puis tous les six mois après 1997. Les filières marquées ≈ sont reconstituées à partir de sources concordantes ; « ×0,75 » signale la durée réduite tant que le chômage reste bas (depuis février 2023).

Tous les montants sont en euros de 2025, indice des prix de l’Insee.