Sylvie touchera 2,11 € de pension pour 1 € versé à la retraite
301 160 € versés, 635 624 € de pensions attendues, en euros de 2025.
Source : simulateur polidata, COR, Inseepolidata.fr
Les deux parts sont comptées, comme le fait le Conseil d’orientation des retraites.
Versé pour la retraite
301 160 €
- Part salariale
- 125 389 €
- Part patronale
- 175 771 €
- Sur un salaire brut cumulé de
- 1 193 159 €
- Salaire brut moyen
- 29 101 € / an
- … soit par mois
- 2 425 €
- Sur
- 41 années travaillées
Pensions attendues
635 624 €
- Pension mensuelle brute
- 2 105 €
- … nette de prélèvements en 2027
- 1 978 €
- Rapport au salaire moyen de carrière
- 87 %
- Pendant
- 25,5 ans
- Jusqu’à
- 88 ans et 3 mois
- Soit au total
- 27 versements annuels
Les pensions rattrapent les cotisations en 2038, à 74 ans et 10 mois
Cumuls en euros de 2025
25,2 % du salaire prélevé pour la retraite, 53,3 % rendu en pensions
25,2 %
Part de votre salaire brut de carrière consacrée à la retraite, les deux parts comprises.
53,3 %
Pensions totales rapportées au même salaire brut de carrière.
211 %
Le rapport des deux précédents. Au-dessus de 100 %, on reçoit plus qu’on n’a versé.
Rendement de 2,35 % par an, contre 1,81 % pour le cas type de la génération 1964
Taux de rendement interne (TRI) en % par an, hors inflation, comparé au cas type du Conseil d’orientation des retraites.
Sans conversion, 3,61 € pour 1 € ; en euros constants, 2,11 ; en part du salaire moyen, 1,67
Le même calcul sous trois façons d’additionner des euros de dates différentes
| Convention | Ce qu’elle mesure | Versé | Perçu | Rapport | Rendement annuel |
|---|---|---|---|---|---|
| En euros constants (prix) · retenue ci-dessus | Ai-je retrouvé le pouvoir d’achat auquel j’ai renoncé ? | 301 160 € | 635 624 € | 2,11 × | 2,35 % |
| En part du salaire moyen | Ai-je retrouvé ma part de la richesse produite ? | 334 894 € | 559 142 € | 1,67 × | 1,59 % |
| En euros courants (aucune conversion) | Combien de pièces sont passées ? | 228 315 € | 825 209 € | 3,61 × | 4,13 % |
58 % des prélèvements financent autre chose que la retraite
Tout ce qui a été prélevé sur le travail, en euros de 2025.
| Ce que ça finance | Versé | Part du total | Ce que vous en retirez |
|---|---|---|---|
| Retraite | 301 160 € | 42,3 % | 635 624 € de pensions attendues |
| Assurance chômage | 66 970 € | 9,4 % | 28 576 € d’allocations perçues |
| Maladie, famille, accidents, autonomie | 264 123 € | 37,1 % | des soins, des prestations familiales, une couverture — sans compteur individuel |
| CSG, CRDS et impôts affectés | 79 009 € | 11,1 % | plusieurs branches à la fois, dette sociale comprise : aucune clé ne permet de les ventiler |
| Total prélevé sur votre travail | 711 262 € | 100 % | pour un salaire brut cumulé de 1 193 159 € |
Méthode et sources
La retraite par répartition n’est pas une épargne : les cotisations d’une année paient les pensions de la même année et ne sont placées nulle part. Le rapport « reçu pour 1 € versé » compare deux flux à quarante ans d’intervalle ; c’est le rendement individuel qu’emploie le Conseil d’orientation des retraites (COR) pour comparer les générations, avec trois indicateurs : taux de prélèvement (part du salaire brut de carrière versée pour la retraite), taux de prestation (pensions rapportées au même salaire) et taux de récupération (leur rapport).
Part patronale : le COR la compte pour les salariés du privé. Un travail publié en 2025 dans la Review of Economic Studies montre que les cotisations patronales à fort lien cotisation-prestation, comme la retraite, sont répercutées à près de 100 % sur les salaires.
Le taux de rendement interne (TRI) tient compte de la date des flux : c’est le taux annuel qui égalise la valeur actualisée des cotisations et celle des pensions, calculé ici en euros constants, donc hors inflation. Le repère est le cas type du COR — salarié non cadre du secteur privé, carrière complète, cotisations salariales et patronales —, tiré de la Conseil d’orientation des retraites — treizième rapport annuel, 11 juin 2026. Le COR actualise sur le salaire moyen par tête, le simulateur sur les prix : ses valeurs sont augmentées de 0,7 %, la croissance tendancielle du salaire réel du scénario de référence. À l’équilibre, un régime par répartition rend le taux de croissance de l’économie ; la baisse du rendement de génération en génération est d’abord la fin de la montée en charge du régime — le taux de cotisation retraite moyen d’une carrière passe de 18,8 % pour la génération 1940 à 28,5 % pour celle de 2000.
En euros constants (prix). Chaque flux est ramené au pouvoir d’achat d’aujourd’hui par l’indice des prix de l’INSEE. C’est la convention du point de vue individuel : elle compare ce que la cotisation m’a coûté en renoncement, et ce que la pension me permet d’acheter.
En part du salaire moyen. Chaque flux est rapporté au salaire moyen de son année — mesuré ici par le plafond de la Sécurité sociale, qui est précisément indexé dessus. C’est la convention que le Conseil d’orientation des retraites retient pour comparer les générations : elle neutralise la croissance économique, et donne toujours un rendement plus faible que la précédente.
En euros courants (aucune conversion). Aucune conversion : 100 € de 1980 comptent pour 100 €. C’est la lecture de caisse, et elle flatte spectaculairement le système — les cotisations anciennes sont de petits nombres, les pensions futures de grands. Elle ne dit rien du sacrifice consenti, mais elle a le mérite de montrer que la répartition ne place rien : l’argent encaissé une année est dépensé la même.
Seules les cotisations retraite entrent dans le rendement. Les cotisations maladie, famille, accidents du travail et autonomie (343 132 € sur cette carrière) achètent une couverture, pas une pension : les ajouter ferait chuter le rendement de moitié sans avoir de sens. Cette carrière a perçu 28 576 € d’allocations chômage.
Limites : l’espérance de vie appliquée est une moyenne nationale par sexe — à 35 ans, un cadre vit en moyenne six ans de plus qu’un ouvrier —, ce qui surestime le rendement des carrières pénibles et sous-estime celui des autres. Les pensions futures sont revalorisées selon l’hypothèse d’inflation, au droit d’aujourd’hui ; l’âge légal a changé quatre fois depuis 2010.