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France

Sénatoriales : 178 sièges remis en jeu le 27 septembre, les candidatures s’ouvrent lundi

Les collèges électoraux sont convoqués le dimanche 27 septembre 2026 pour renouveler 178 des 348 sièges du Sénat. Le décret du 21 avril 2026 fixe la date et le périmètre du scrutin, et ouvre la réception des candidatures du lundi 7 septembre au vendredi 11 septembre à dix-huit heures. Le Sénat se renouvelle par moitié tous les trois ans, en deux séries. La série 2, remise en jeu cette année, compte 178 sièges ; la série 1, renouvelée en 2023, en compte 170. Les sénateurs sont élus pour six ans.

Politique

Treize motions de censure en une session, aucune adoptée : la plus suivie s’est arrêtée à dix-huit voix du seuil

Treize motions de censure ont été mises aux voix à l’Assemblée nationale pendant la session ordinaire 2025-2026. Aucune n’a été adoptée. La plus suivie, le 16 octobre 2025, a recueilli 271 voix ; il en fallait 289, soit la majorité des 577 sièges. Le décompte est celui des scrutins publics enregistrés depuis l’ouverture de la session, le 1er octobre 2025, jusqu’au dernier vote de la chambre, le 21 juillet 2026. Sur cette période, la chambre a tenu 5 380 scrutins publics, dont 1 639 ont été adoptés, soit 30,5 %.

Sport

Pass’Sport ramené de 70 à 50 euros, le jour du lancement du mois de l’activité physique

Le pass’Sport passe de 70 à 50 euros pour la saison 2026-2027. Le décret du 28 août, publié au Journal officiel le 29 et entré en vigueur le 30, ramène l’aide de vingt euros, soit un recul de 28,6 %. Le dispositif prend la forme d’un remboursement par l’État de la réduction que le club applique sur l’adhésion ou la licence. La campagne court du 1er septembre au 31 décembre 2026. Les codes d’activation sont envoyés à la mi-septembre, et l’aide complémentaire versée au premier trimestre 2027.

Culture

Rentrée littéraire : 461 romans arrivent dans un réseau de librairies passé par le tribunal de commerce

461 romans paraissent entre la mi-août et octobre. Le comptage, établi par Livres Hebdo et publié le 22 juin, situe la rentrée 2026 en léger recul par rapport à 2025, qui en comptait 484, et légèrement au-dessus de 2024, avec 459. La répartition compte davantage que le total. 344 ouvrages sont de langue française, autant que l’an dernier. 117 sont traduits d’une langue étrangère, contre 140 en 2025 et 148 en 2024. La baisse d’une année sur l’autre vient entièrement de la fiction traduite : 23 titres de moins, quand la production française ne bouge pas.

Sciences

Polluants éternels : 100 euros par 100 grammes rejetés, pour environ 200 sites

Depuis le 1er septembre, les industriels qui rejettent des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées dans l’eau doivent acquitter une redevance. Le tarif est fixé par la loi à 100 euros par tranche de 100 grammes rejetés, indexé sur l’inflation. Le seuil de déclenchement est de 100 grammes par an. En dessous, aucune redevance n’est due. Le dispositif vise 28 substances : les 20 suivies au titre des directives européennes sur l’eau potable, et 8 supplémentaires.

Armée et conflits

Kiev : sixième nuit consécutive de frappes russes, au moins douze morts et 218 drones lancés

Les frappes russes sur Kiev et sa région ont fait au moins douze morts dans la nuit du 31 août au 1er septembre, selon les autorités ukrainiennes : huit dans la capitale, quatre dans l’oblast. Plus d’une douzaine de personnes ont été blessées, dont trois enfants. Six employés de la compagnie ferroviaire publique Ukrzaliznytsia ont été tués par un missile balistique tombé sur un dépôt. Le président Volodymyr Zelensky a indiqué qu’un ressortissant indien figurait parmi les victimes.

International

Népal : plus de 1 000 morts et 4 247 disparus après l’effondrement d’un glacier, selon les Nations unies

Le bilan de la catastrophe qui a frappé le Népal le 26 août dépasse le millier de morts. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies a indiqué le 1er septembre que 4 247 personnes restaient portées disparues. En Chine, seize morts sont confirmés et 546 personnes manquent à l’appel. Au total, 4 793 personnes restent introuvables de part et d’autre de la frontière, une semaine après les faits.

Outre-mer

Carburants outre-mer : le gazole bondit de 13 à 17 centimes et franchit deux euros dans quatre DROM

Le gazole atteint ou dépasse deux euros le litre au 1er septembre en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane et à Mayotte. La Réunion reste en dessous, à 1,68 euro. Dans les cinq départements, la hausse s’échelonne de 13 à 17 centimes en un mois, tandis que le sans-plomb recule d’un centime en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, mais progresse à Mayotte et à La Réunion. Les niveaux atteints varient d’un territoire à l’autre. La Guyane affiche 2,18 euros, la Guadeloupe 2,09, la Martinique 2,08, Mayotte 2,00. En Martinique, la progression atteint 8,9 % ; à Mayotte, 7,5 %.

France

Rentrée : 11,6 millions d’élèves, 161 000 de moins qu’en 2025, et 1,7 million attendus en moins d’ici 2035

11 607 600 élèves ont fait leur rentrée le mardi 1er septembre. Le chiffre, arrondi à 11,6 millions dans le compte rendu du Conseil des ministres, marque un recul de 161 000 élèves en un an. La projection présentée au Conseil des ministres du 31 août va plus loin. Le ministère attend 1,7 million d’élèves de moins entre 2025 et 2035, soit environ 1,54 million de moins qu’à cette rentrée, sur dix ans.

Économie

Facturation électronique : l’obligation s’applique, et le ministre annonce aucune pénalité en 2026

Depuis le 1er septembre, toutes les entreprises assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques. L’obligation d’en émettre, elle, ne concerne pour l’instant que les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire. Les petites et moyennes entreprises, les très petites entreprises et les micro-entrepreneurs disposent d’un an de plus, jusqu’au 1er septembre 2027. La facturation électronique couvre les échanges entre entreprises assujetties établies en France. Le e-reporting porte précisément sur ce qui en est exclu : les ventes aux particuliers, celles aux professionnels non assujettis et les opérations internationales, ainsi que les données de paiement.

Politique

Réseaux sociaux et mineurs : la loi votée par 279 voix contre 81, son article premier censuré

La loi du 24 août 2026 visant à protéger les mineurs des risques liés aux réseaux sociaux a été promulguée avec un article en moins. Le Conseil constitutionnel a censuré son article premier, qui interdisait l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, par sa décision du 14 août. Le motif tient en trois griefs. L’interdiction générale portait une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication. Elle ne tenait compte ni de la situation propre du mineur, ni des risques particuliers de chaque service. Elle n’était assortie d’aucune garantie légale pour le droit au respect de la vie privée, dès lors qu’une vérification d’âge suppose de collecter des données d’identité.

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Treize motions de censure en une session, aucune adoptée : la plus suivie s’est arrêtée à dix-huit voix du seuil

Treize motions de censure ont été mises aux voix à l’Assemblée nationale pendant la session ordinaire 2025-2026. Aucune n’a été adoptée. La plus suivie, le 16 octobre 2025, a recueilli 271 voix ; il en fallait 289, soit la majorité des 577 sièges.

Le décompte est celui des scrutins publics enregistrés depuis l’ouverture de la session, le 1er octobre 2025, jusqu’au dernier vote de la chambre, le 21 juillet 2026. Sur cette période, la chambre a tenu 5 380 scrutins publics, dont 1 639 ont été adoptés, soit 30,5 %.

Six journées, deux fondements constitutionnels

Les treize motions se répartissent sur six journées de séance seulement : les 16 octobre 2025, 14 janvier, 23 janvier, 27 janvier, 2 février et 25 février 2026, auxquelles s’ajoute le 6 juillet 2026. Sur plusieurs de ces journées, deux motions concurrentes ont été appelées successivement.

Deux fondements se partagent ces votes. Le deuxième alinéa de l’article 49 permet à un dixième des députés de déposer une motion de leur propre initiative. Le troisième alinéa ouvre un délai de vingt-quatre heures pour censurer le gouvernement après qu’il a engagé sa responsabilité sur un texte, lequel est réputé adopté si aucune motion n’aboutit.

Sept des treize motions relèvent du troisième alinéa, six du deuxième. La distinction n’est pas de forme : dans le premier cas, la motion est le seul moyen d’empêcher l’adoption d’un texte sans vote.

La session en six nombres

5 380
scrutins publics, du 1er octobre 2025 au 21 juillet 2026
127
journées de séance ayant donné lieu à un scrutin
13
motions de censure mises aux voix, aucune adoptée
271
voix pour la motion la plus suivie, le 16 octobre 2025
289
voix nécessaires, soit la majorité des 577 sièges
81
scrutins tranchés par une voix d’écart ou moins

Une session qui a voté trois fois plus qu’elle n’a adopté

Le volume distingue cette session de la précédente. Du 8 octobre 2024 au 30 septembre 2025, la chambre avait tenu 3 054 scrutins publics sur 113 journées, soit 27 par jour. La session qui vient de s’achever en compte 42 par jour, une hausse de 76 % du volume total.

Le taux d’adoption suit le mouvement inverse. Il était de 39,6 % lors de la session précédente, il tombe à 30,5 %. Autrement dit, la chambre a voté beaucoup plus et rejeté une part plus grande de ce qu’elle votait.

L’explication tient à la nature des scrutins. Sur les 5 380 votes de la session, 4 662 portent dans leur intitulé sur un amendement ou un sous-amendement, soit 86,7 %. Un scrutin public à l’Assemblée est d’abord un vote d’amendement, et la plupart des amendements sont rejetés.

Deux sessions, deux régimes de vote

Scrutins publics enregistrés dans les données ouvertes de l’Assemblée

Session 2024-2025Session 2025-2026
Scrutins publics3 0545 380
Journées de séance113127
Scrutins par journée27,042,4
Part adoptée39,6 %30,5 %

Une médiane de 134 votants sur 577 sièges

La participation à ces scrutins se lit à sa médiane : 134 votants. La moitié des votes de la session ont donc mobilisé moins d’un quart des sièges. Un tiers d’entre eux, 1 785 exactement, ont réuni moins de 100 votants.

Ce chiffre ne mesure pas l’assiduité. Un vote d’amendement appelle les députés présents en séance sur le texte examiné, et non l’ensemble de la chambre : la faible participation est la règle du genre, pas une anomalie.

L’écart avec les votes solennels le montre. Ils sont 42 dans la session, et 64 scrutins ont réuni 400 votants ou plus. Le plus suivi, le 9 décembre 2025 sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, a rassemblé 574 votants, soit 99,5 % des sièges.

Quatre-vingt-un votes tranchés à une voix

La faible participation a une conséquence directe : elle rapproche les résultats. Quatre-vingt-un scrutins de la session se sont joués à une voix d’écart ou moins, et plusieurs se sont terminés par une égalité parfaite.

Le 16 juillet 2026, un amendement a recueilli 50 voix pour et 50 contre. Le 10 juillet, deux sous-amendements ont connu le même sort, à 27 voix partout puis à 24. En cas de partage, la proposition n’est pas adoptée : l’égalité vaut rejet.

Sur l’ensemble de la XVIIe législature, ouverte le 8 octobre 2024, le compteur atteint 8 434 scrutins publics, dont 2 849 adoptés, soit 33,8 %. Le dernier porte le numéro 8 434 et date du 21 juillet 2026.

Les six journées de motion de censure

  1. 16 octobre 2025Deux motions déposées au titre du deuxième alinéa. La seconde recueille 271 voix, le meilleur résultat de la session.
  2. 14 janvier 2026Deux motions au titre du deuxième alinéa, à 142 et 256 voix.
  3. 23 et 27 janvier 2026Quatre motions au titre du troisième alinéa, entre 140 et 269 voix.
  4. 2 février 2026Deux motions au titre du troisième alinéa, à 135 et 260 voix.
  5. 25 février 2026Deux motions au titre du deuxième alinéa, à 108 et 140 voix, les plus faibles de la session.
  6. 6 juillet 2026Une dernière motion au titre du deuxième alinéa, à 132 voix.

Le budget concentre le calendrier

La répartition mensuelle des scrutins désigne un pic sans équivalent. Le mois de novembre 2025 en compte 1 117 à lui seul, soit un cinquième de la session, quand le mois de mars 2026 en compte 129. La discussion budgétaire d’automne, examinée article par article et amendement par amendement, produit à elle seule ce déséquilibre.

La journée du 27 novembre 2025 détient le record de la session avec 195 scrutins publics. Trois autres journées dépassent la centaine : le 26 juin 2026 avec 149 votes, le 21 novembre 2025 avec 147 et le 29 mai 2026 avec 122.

L’amplitude de la participation suit la même logique. Le scrutin le moins suivi de la session a réuni 23 votants, le plus suivi 574. Entre les deux, la chambre a voté 42 fois de façon solennelle, procédure réservée aux textes que la conférence des présidents désigne comme tels.

Tous les votes ne laissent pas cette trace. Le scrutin public, qui enregistre la position de chaque député, n’est organisé que sur demande du gouvernement, d’un président de groupe ou de la conférence des présidents ; le reste des votes se fait à main levée et ne produit aucun relevé nominatif. Ce que ces 5 380 lignes documentent est donc la part du travail parlementaire que quelqu’un a voulu rendre traçable.

Sur ces 5 380 scrutins, 5 325 relèvent de la procédure ordinaire et 42 de la procédure solennelle, les treize derniers étant les motions de censure. Le rapport entre ces trois chiffres résume la mécanique de la chambre : l’essentiel se joue au fil de la discussion, l’exception est mise en scène.

La session s’est close le 21 juillet. La suivante s’ouvre le 1er octobre, et la chambre n’a tenu aucun scrutin public dans l’intervalle.

Sources
Presse et sources officielles
Assemblée nationale (données ouvertes) · Scrutins publics de la XVIIe législature(2026)
Conseil constitutionnel · Constitution du 4 octobre 1958, article 49(1958)
Assemblée nationale · Le contrôle de l’action du Gouvernement(2026)
Données
Polidata, 5 380 scrutins publics de la session 2025-2026, relevé au 5 septembre 2026

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