France

Mobilisation contre la vie chère en direct : heurts à Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux

À Limoges, l’hôtel de ville est totalement détruit, selon ICI Limousin, citée au point de 20 h 42 du direct d’ICI : parti d’une aile, le feu a gagné la toiture et les étages en moins de deux heures, lors d’affrontements avec des policiers retranchés dans la mairie. Le campanile du bâtiment s’est effondré, selon une alerte de franceinfo. Le maire, Guillaume Guérin, a réagi depuis les locaux de la métropole : « C’est un monument qui brûle, mais pas la République », avant d’adresser ce message aux délinquants : « vous serez arrêtés », selon le point de 21 h 11 d’ICI. La ville va déposer plainte, précise le même direct. Sébastien Lecornu préside ce samedi soir à Beauvau une cellule interministérielle de crise, mise en place plus tôt dans la journée, pour faire le point sur les violences, a fait savoir Matignon, selon le point de 21 h 15 d’ICI ; le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, doivent notamment y siéger. À Saint-Étienne, une enquête a été confiée à l’IGPN après la blessure grave à la main d’un jeune de 17 ans, et la justice cherche les causes de la blessure, selon le point de 21 h 04 d’ICI, qui précise qu’on ignore encore la nature exacte de l’engin. À 21 h 35, aucun décompte national d’interpellations plus récent que celui d’environ 400 ne figurait dans les directs consultés, ni aucun chiffre national de gardes à vue.

Armée et conflits

Donald Trump exempte la Russie des sanctions du Graham Act, deux jours avant leur entrée en vigueur

« J’exempte l’application de telles sanctions, restrictions et droits de douane prévus dans le Graham Act », écrit Donald Trump dans le décret daté du 16 octobre, en invoquant « l’intérêt national des États-Unis », rapporte franceinfo. La Maison Blanche l’a mis en ligne peu après 20 h 30 à Washington, en pleine nuit en France. Le président s’appuie sur l’article 115 de la loi. Cette disposition lui permet de lever toute sanction ou tout droit de douane, à condition de certifier au Congrès que la dérogation sert l’intérêt national et d’en exposer les raisons dans un rapport. Le décret affirme que cette certification a été transmise. Les exemptions resteront en vigueur jusqu’à ce que le président ou le secrétaire d’État jugent nécessaire d’agir à nouveau.

France

Gilets jaunes, lycéens et chauffeurs de VTC doivent converger samedi contre la vie chère

À Paris, le cortège des lycéens et des étudiants doit partir à 14 heures de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation par le boulevard Voltaire, selon une note de la préfecture de police citée par CNews. Le cortège de l’intersyndicale et des « gilets jaunes » doit relier la République à la place de Clichy par les boulevards Magenta et Barbès, rapporte franceinfo. Le préfet de police, Patrice Faure, a fixé ces deux itinéraires par arrêtés vendredi soir, après avoir interdit les parcours déclarés vers la Concorde et vers la Bastille. Il invoque des « risques sérieux de troubles à l’ordre public » et les violences commises lors des précédents rassemblements, notamment le 13 octobre.

Économie

La Tesla Roadster qui vole pourrait-elle rouler (et sauter) en Europe ? On a lu les règlements à ta place

La scène s’est jouée jeudi soir sur le site d’essais de SpaceX à McGregor, près de Waco. La Roadster a grimpé une rampe en demi-cercle jusqu’à se retrouver la tête en bas, s’en est détachée en vrille, puis a sauté par-dessus toute la gamme Tesla garée en contrebas, façon monster truck. Pour la propulser, des tuyères à gaz froid développées avec SpaceX, et des ventilateurs qui la plaquent au sol. Le patron de Tesla avait aussi prévenu : « Le succès n’est pas garanti. Mais si ça ne marche pas, nous sommes à une distance de sécurité. » La voiture, annoncée en novembre 2017 pour une livraison en 2020, est désormais promise pour 2027 ou 2028. Depuis neuf ans, la seule chose qui ait vraiment décollé, c’est la date de livraison.

International

À Bruxelles, Ursula von der Leyen exclut toute levée des sanctions contre la Russie

« Une chose est absolument claire : nous ne lèverons aucune sanction tant que la Russie n’aura pas arrêté la guerre », a déclaré Ursula von der Leyen vendredi matin, aux côtés de Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien était l’invité de la seconde journée du sommet des Vingt-Sept, consacrée à l’Ukraine, à la défense et aux migrations, après une première journée dominée par le budget pluriannuel de l’Union. « Vous pouvez compter sur nous », a assuré le président du Conseil européen, António Costa. Le moment n’est pas à alléger les sanctions mais à accroître le soutien à Kyiv et la pression sur Moscou, a-t-il plaidé, selon Euronews. La Commission prépare déjà un vingt-deuxième paquet de sanctions, a rappelé sa présidente.

Économie

L’Insee recense un record de créations d’entreprises en France en septembre

Les micro-entrepreneurs fournissent les deux tiers de ces créations, avec 78 880 immatriculations, contre 28 293 sociétés et 12 134 entreprises individuelles classiques, détaillent les Informations rapides publiées vendredi matin. Le précédent sommet, celui d’août, n’aura tenu qu’un mois. Sur un mois, la hausse ralentit pourtant nettement : 1,1 %, après 7,2 % en août, un chiffre que l’institut a révisé de 0,7 point à la hausse. Le niveau atteint n’en reste pas moins le plus élevé depuis janvier 2000, date à laquelle commence la série.

Armée et conflits

La Pologne fait décoller des chasseurs pendant une nouvelle vague de frappes russes sur l’Ukraine

Le gouverneur de Volhynie, Roman Romaniouk, a fait état sur Telegram de deux blessés et d’une entreprise à capitaux étrangers touchée, rapporte l’agence Reuters. Dans cette région frontalière de la Pologne, 370 000 habitants se sont retrouvés sans électricité. À Ouman, dans le centre du pays, un drone s’est abattu sur un immeuble d’habitation et y a déclenché un incendie. Cinq personnes ont été blessées, dont trois hospitalisées, a précisé le chef de l’administration militaire de la région de Tcherkassy, Ihor Taburets, cité par le Kyiv Post. Un homme coincé sous les décombres d’un bâtiment voisin a été dégagé par les secouristes.

Outre-mer

En Nouvelle-Calédonie, le FLNKS s’oppose au mémorandum européen sur le nickel

« Le nickel de la Kanaky Nouvelle-Calédonie ne se brade pas », a averti le FLNKS dans un communiqué publié vendredi, quatre jours avant la signature prévue d’un mémorandum entre l’Union européenne et la Nouvelle-Calédonie sur cette ressource. Le Front se dit fermement opposé au projet dans sa version actuelle, qu’il juge peu transparent et sans garantie pour l’intérêt du peuple kanak. Le Front de libération nationale kanak et socialiste exige le report de la signature, une évaluation du texte par un organisme indépendant et la suspension de tout projet de modification de la loi organique.

Économie

L’Assemblée rejette l’abaissement du plafond de l’abattement fiscal des retraités prévu par le budget 2027

Lors de la première séance de jeudi, l’Assemblée a adopté, malgré l’opposition du gouvernement, l’amendement de suppression du député Laurent Wauquiez et plusieurs amendements identiques. Le scrutin public a recueilli 116 voix pour et 30 contre, avec deux abstentions. Le détail du vote dessine un front quasi général. Les députés RN (50), LFI (25), socialistes (15), UDR (7), écologistes (6), Droite républicaine (5), Liot (4) et GDR (4) ont voté la suppression. Contre : 12 élus Ensemble pour la République, 9 Démocrates, 8 Horizons et un député Droite républicaine, Philippe Juvin.

International

Pour l’ONU, le risque d’un retour à la guerre à Gaza « n’a jamais été aussi élevé »

« Le risque d’un retour à la guerre n’a jamais été aussi élevé », a déclaré Ramiz Alakbarov par visioconférence depuis son bureau de Jérusalem, lors du débat public trimestriel du Conseil sur le Proche-Orient, selon ONU Info. Le cessez-le-feu, accepté le 8 octobre 2025 par Israël et le Hamas dans le cadre du plan américain, est entré en vigueur le 10 octobre. De retour d’une visite dans la bande de Gaza dimanche, le responsable onusien a décrit une trêve largement théorique. « Pour les Palestiniens vivant le long de la ligne jaune, le cessez-le-feu n’existe que de nom », a-t-il déclaré. Cette ligne est la frontière de fait imposée par Israël à l’intérieur de l’enclave pour séparer ses positions militaires du reste du territoire.

Économie

L’Insee relève à 3,1 % l’inflation de septembre, au plus haut depuis janvier 2024

La hausse des prix passe de 2,4 % en août à 3,1 % en septembre. L’inflation retrouve ainsi le niveau de janvier 2024, où elle atteignait déjà 3,1 %, et n’avait plus été aussi forte depuis. Par rapport à son estimation provisoire, l’Insee a relevé d’un dixième le glissement annuel, tandis que l’évolution sur un mois est confirmée. Sur un mois, les prix à la consommation ont en revanche reculé de 0,3 % en septembre, après une hausse de 0,7 % en août. L’institut explique ce repli par le reflux saisonnier des prix des services, en particulier de l’hébergement, en baisse de 15 %, et des transports, en recul de 9,8 %. Corrigés des variations saisonnières, les prix augmentent au contraire de 0,8 % sur un mois, après 0,2 % en août.

Armée et conflits

La marine ukrainienne affirme avoir détruit six bombardiers russes avec des missiles Neptune

Des détonations secondaires et un incendie ont été signalés sur l’aérodrome militaire de Borissoglebsk après la frappe, a indiqué jeudi la marine ukrainienne dans un message publié sur Facebook et relayé par l’agence Ukrinform. Selon la même source, les équipements techniques servant aux opérations aériennes ont eux aussi été détruits. L’information restait, précisait la marine, en cours de vérification. Le président Volodymyr Zelensky a livré sur X un bilan plus nuancé : quatre Su-34 auraient été détruits et deux autres touchés, par un missile Long Neptune. Ces appareils étaient selon lui chargés de bombes aériennes et prêts à de nouvelles attaques contre l’Ukraine. Le chef de l’État a aussi revendiqué des frappes sur un site de stockage et de lancement de drones dans la région d’Orel et sur une cible en mer Noire.

Tous les articles chargés (12)
France21 min de lecture

Mobilisation contre la vie chère en direct : heurts à Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux

L’hôtel de ville de Limoges détruit, une cellule de crise à Beauvau

À Limoges, l’hôtel de ville est totalement détruit, selon ICI Limousin, citée au point de 20 h 42 du direct d’ICI : parti d’une aile, le feu a gagné la toiture et les étages en moins de deux heures, lors d’affrontements avec des policiers retranchés dans la mairie. Le campanile du bâtiment s’est effondré, selon une alerte de franceinfo. Le maire, Guillaume Guérin, a réagi depuis les locaux de la métropole : « C’est un monument qui brûle, mais pas la République », avant d’adresser ce message aux délinquants : « vous serez arrêtés », selon le point de 21 h 11 d’ICI. La ville va déposer plainte, précise le même direct.

Sébastien Lecornu préside ce samedi soir à Beauvau une cellule interministérielle de crise, mise en place plus tôt dans la journée, pour faire le point sur les violences, a fait savoir Matignon, selon le point de 21 h 15 d’ICI ; le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, doivent notamment y siéger. À Saint-Étienne, une enquête a été confiée à l’IGPN après la blessure grave à la main d’un jeune de 17 ans, et la justice cherche les causes de la blessure, selon le point de 21 h 04 d’ICI, qui précise qu’on ignore encore la nature exacte de l’engin. À 21 h 35, aucun décompte national d’interpellations plus récent que celui d’environ 400 ne figurait dans les directs consultés, ni aucun chiffre national de gardes à vue.

Les violences gagnent aussi les villes moyennes. À Chambéry, cinq policiers ont été blessés, selon les forces de l’ordre, et la préfète de la Savoie, Vanina Nicoli, dénonce les pillages de boutiques et condamne les violences contre les forces de l’ordre : « Ces actes sont inacceptables », selon le point de 21 h 09 d’ICI. À Nîmes, un Carrefour a été pillé par « presque 150, voire 200 » personnes, selon un vendeur interrogé par ICI Gard Lozère, qui assure qu’« il n’y avait pas un seul policier ». À Orléans, le maire a ordonné la fermeture de tous les commerces, bars et restaurants compris, une mesure contestée par les gérants, selon le point de 20 h 37. Des vitrines, des arrêts de tram et du mobilier urbain ont été endommagés à Brest, Rennes et Bordeaux, selon le point de 20 h 54. À Paris, le calme est revenu place de la République, où de nombreux dégâts et pillages sont déplorés, mais de nombreuses altercations se poursuivent dans la capitale et ailleurs en France, selon le point de 20 h 40 du direct de Sud Radio.

Dans un communiqué, la Ville de Paris « condamne avec la plus grande fermeté les violences, les pillages et les dégradations graves » et ajoute : « Rien ne saurait les justifier », selon le point de 21 h 32 d’ICI. Le président de la Fédération du commerce et de la distribution, Alexandre Bompard, également PDG de Carrefour, dit mesurer « l’inquiétude que ces actes inacceptables suscitent chez tous les commerçants », selon le point de 20 h 35. Sur X, Jean-Luc Mélenchon a lancé au Premier ministre : « Vous avez joué avec le feu », rapporte franceinfo. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, juge les violences « d’une gravité exceptionnelle » ; pour le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, « le pouvoir ne peut plus jouer le pourrissement du mouvement social » ; Laurent Wauquiez, figure des Républicains, estime que les violences n’ont « plus rien à voir avec une colère sociale », selon franceinfo.

Emmanuel Macron promet des poursuites contre les casseurs

Le chef de l’État a réagi en début de soirée. « Ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillé jusqu’à nos mairies, seront poursuivis et punis », écrit Emmanuel Macron sur X, rapporte franceinfo. Il assure qu’il n’y a « aucune place pour la violence dans notre République » et que le pays fera « bloc » face aux « semeurs de chaos », selon le point de 20 h 12 du direct d’ICI.

Matignon et La France insoumise s’opposent sur la responsabilité des violences. Jean-Luc Mélenchon reproche au « commandement aberrant » d’avoir « ouvert la porte au chaos ». Sébastien Lecornu lui a répondu sur X : « Faire porter aux chefs de la police la responsabilité des violences, c’est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités », rapporte franceinfo. Le candidat insoumis à la présidentielle a de son côté averti que « ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage », selon le point de 20 h 18 d’ICI.

Laurent Nuñez a promis d’identifier les casseurs et les pilleurs pour « les rendre responsables pénalement et civilement de leurs actes », selon Reuters. Le ministre a confirmé qu’un jeune manifestant avait eu la main arrachée à Saint-Étienne, sans préciser si une grenade de la gendarmerie en était la cause, ajoute l’agence. Selon l’AFP, reprise par Sud Radio, la main aurait été arrachée par une grenade des forces de l’ordre que le manifestant aurait ramassée avant qu’elle n’explose ; la préfecture de la Loire ne s’exprime pas sur les causes, relève ICI.

Les bâtiments publics restent visés à la nuit tombée. À Angers, un groupe est entré dans l’enceinte de la préfecture et de l’hôtel de ville, et un « début d’incendie » dans le local courrier a été éteint par un agent, selon la préfecture, citée au point de 20 h 21 du direct d’ICI, qui signale aussi le saccage de la mairie de Nantes. Dans le centre nantais, la Fnac « a été la cible de pilleurs en fin de journée », après Foot Locker, et un magasin Sephora a été touché par un incendie, selon le direct de France 3 Pays de la Loire. À Lyon, certains manifestants « assurent vouloir rester toute la nuit », selon un journaliste du Progrès cité par franceinfo.

Le cofondateur du média Blast, Mathias Enthoven, affirme sur X avoir un « éclat dans le ventre », assure que ses collègues et lui ont été « visés délibérément » et dénonce un « gouvernement criminel », rapporte franceinfo. Aucune réaction des autorités à ces accusations ne figure dans les directs consultés à 20 h 30. Sud Radio titre son direct sur des affrontements qui « se poursuivent malgré la nuit ».

550 000 manifestants selon l’Intérieur, 800 000 selon les organisateurs

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé en soirée 550 000 manifestants en France, dont 110 000 à Paris, dans 110 manifestations, rapporte franceinfo ; ICI fait état de ce décompte au point de 19 h 56. Un peu plus tôt, les organisateurs avaient revendiqué quelque 800 000 participants, un chiffre diffusé par plusieurs organisations, selon franceinfo. Il provient des organisations de jeunesse, dont l’Union étudiante, et d’un site de gilets jaunes, et la CGT s’y est ralliée, selon le point de 19 h 38 du direct d’ICI.

Lors de son point presse, Laurent Nuñez a fait état d’environ 400 interpellations en France, un décompte provisoire portant en majorité sur des majeurs, selon lui, et de 60 membres des forces de l’ordre blessés dans la journée, dont deux transportés inconscients à l’hôpital, rapporte franceinfo. Le ministre a dénoncé « la patte très claire de l’ultra gauche et de l’extrême gauche radicale » et s’en est pris au NPA, qu’il accuse d’avoir appelé à « la révolte » ces derniers jours. Aucune de ces personnes interpellées n’a, à ce stade, été jugée.

Le point de la soirée

À Paris, des commerces ont été pillés près de la place de la République et une concession de motos Kawasaki a été incendiée, selon le point de 19 h 42 du direct d’ICI, qui précise que la CRS 8 a été envoyée dans le quartier des Halles dès 17 heures. La préfecture de police annonce 191 interpellations dans la capitale, rapporte franceinfo, sans préciser l’heure de ce décompte ; le parquet en recensait 195 à 16 heures. Établis par deux sources différentes, ces deux bilans ne permettent pas de conclure à une évolution. Place de la Concorde, des gaz lacrymogènes ont été tirés par les forces de l’ordre, selon un reporter de franceinfo. Le long du canal Saint-Martin, une dizaine de blessés ont été soignés dans un restaurant, selon le point de 19 h 00 du direct d’ICI ; l’un d’eux dit avoir été touché au tibia par une « grenade de désencerclement », et un secouriste affirme avoir pris en charge entre une trentaine et une quarantaine de personnes.

« Je suis très en colère », a déclaré sur franceinfo le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui dénonce des casseurs ayant « commencé à attaquer systématiquement de grandes zones de commerce ». Au point de 19 h 21 du direct d’ICI, il affirme que « des rues entières ont été méthodiquement ravagées » et que le bilan des violences « sera lourd ». Sur X, Jean-Luc Mélenchon a condamné « les violences et les pillages », et Édouard Philippe a écrit que « la République doit répondre avec la plus grande fermeté aux casseurs qui l’offensent », rapporte franceinfo.

En province, la soirée reste agitée. À Limoges, l’hôtel de ville a été incendié : le rez-de-chaussée a brûlé, les vitres ont été brisées et deux voitures de police ont brûlé sur le parvis, selon ICI Limousin au point de 19 h 22 ; « la toiture est gravement menacée », selon un journaliste de France 3 Limousin cité par franceinfo. À Grenoble, des commerces ont été pillés et incendiés, et le feu s’est propagé à un immeuble de la rue Alsace-Lorraine, dont les habitants sont sortis, alertés par la fumée, selon le point de 19 h 08 d’ICI. À Lyon, un reporter de Radio France décrit des magasins pillés et saccagés dans le centre-ville, selon le point de 18 h 54. À Bordeaux, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, condamne « avec la plus grande fermeté les dégradations de la résidence préfectorale et les pillages de commerces », selon le point de 18 h 34. À Marseille, les blindés Centaure de la gendarmerie sont entrés en action, selon le point de 18 h 40 du direct de Sud Radio. À Saint-Étienne, le jeune homme grièvement blessé à la main a 17 ans, selon le point de 19 h 02 d’ICI, qui précise que la préfecture n’a pas confirmé les circonstances de sa blessure.

Au point de 18 h 22, les stations locales d’ICI ont publié des comptages plus élevés que ceux des autorités relevés dans l’après-midi : plus de 30 000 manifestants à Rennes selon ICI Armorique, près de 35 000 à Montpellier selon ICI Hérault, environ 12 000 à Tours selon ICI Touraine, sans que l’origine de ces trois chiffres soit précisée. À Strasbourg, ICI Alsace reprend le chiffre de 20 000 avancé par la CGT. Dans l’après-midi, le ministère de l’Intérieur comptait quelque 10 000 manifestants à Rennes, selon Reuters, et la préfecture de l’Hérault de 12 000 à 17 000 à Montpellier, selon franceinfo.

À Paris, le parquet faisait état de 195 interpellations à 16 heures et « comptabilise 74 gardes à vue de majeurs et 13 gardes à vue de mineurs », notamment pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, selon le point de 18 h 05 du direct d’ICI. Au niveau national, aucun nouveau décompte n’avait été publié au point de 18 h 30 : le dernier, celui de l’entourage du ministre de l’Intérieur arrêté à 15 heures, recensait 272 interpellations. Le ministère n’avait pas non plus donné, à cette heure, d’estimation nationale de la participation, relève franceinfo, face aux « plus de 500 000 manifestants » revendiqués par la CGT. Aucun bilan officiel des blessés, parmi les forces de l’ordre comme parmi les manifestants, ne figurait à cette heure dans les directs consultés.

En fin d’après-midi, des pillages ont été signalés dans plusieurs villes. À Marseille, le préfet des Bouches-du-Rhône a évoqué 8 000 « émeutiers » et une situation en baisse mais pas encore « sous contrôle » ; quarante magasins ont été pillés, selon le point de 17 h 25 d’ICI ; une Fnac de la ville a été pillée, selon le point de 18 h 20 du direct de Sud Radio. À Lille, le maire, Arnaud Deslandes, a dénoncé des commerces saccagés, dont l’Apple Store, et une mairie aux vitres brisées et au mobilier renversé, selon le point de 17 h 59 d’ICI. À Paris, plusieurs feux de véhicules étaient signalés à différents endroits de la capitale, tandis que la situation s’était calmée place de Clichy, selon le point de 18 h 07 de Sud Radio.

Les derniers comptages locaux sont tombés. À Nantes, près de 20 000 personnes ont défilé selon l’entourage du ministre de l’Intérieur, et au moins un magasin a été pillé, selon le point de 17 h 48 d’ICI. À Amiens, la police a compté environ 6 000 manifestants ; des gaz lacrymogènes ont été tirés en fin de parcours, selon le point de 17 h 53. À Valence, près de 1 500 personnes se sont rassemblées et un magasin de chaussures de sport a été pillé, selon le point de 17 h 35 ; à Chambéry, des heurts ont éclaté vers 16 h 30 et la voie rapide urbaine a été bloquée dans les deux sens, selon le point de 17 h 41. À Limoges, deux véhicules de police ont été incendiés devant la mairie, selon un journaliste de France 3 Limousin cité par franceinfo.

Personne n’imposera son agenda politique par la violence.
Sébastien Lecornu, Premier ministre, sur X, franceinfo, 17 octobre 2026

Dans un long message, le Premier ministre affirme que « des groupes d’ultragauche ont organisé la violence dans plusieurs villes de France », rapporte franceinfo, et assure : « nous ne nous laisserons pas intimider », selon le point de 18 h 09 d’ICI. « Les manifestations pacifiques ont toute leur place dans notre République », a-t-il ajouté, en apportant son soutien aux forces de l’ordre, rapporte Reuters. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a condamné des « actes de casse », en estimant que la grande majorité des manifestants voulaient défiler dans le calme, selon le point de 17 h 29 d’ICI. Sur X, Jean-Luc Mélenchon s’en est pris au préfet de police : « Le préfet est soit un provocateur aux ordres, soit un incompétent dangereux », rapporte franceinfo.

La CGT revendique plus de 500 000 manifestants

La CGT revendique « plus de 500 000 manifestants » et 1 750 rassemblements en France à 17 heures, selon un message transmis à l’AFP et repris par franceinfo ; le syndicat demande aussi au gouvernement de cesser la répression. Ce chiffre syndical n’a pas d’équivalent officiel à cette heure : le dernier décompte des autorités, celui de l’entourage du ministre de l’Intérieur, évoquait « plusieurs dizaines de milliers » de personnes en province à 15 heures, rapporte Reuters.

En fin d’après-midi, plusieurs cortèges se dispersent. À Toulouse, « la mobilisation prend fin et les forces de l’ordre procèdent à la dispersion des manifestants », indique Sud Radio au point de 16 h 55 ; la préfecture de Haute-Garonne y a compté 32 000 manifestants, avec des heurts en fin de cortège, selon le point de 16 h 55 du direct d’ICI. À Nantes, les manifestants ont quitté la place du Maréchal-Foch, certains se regroupant ailleurs dans le centre-ville, selon franceinfo. À Caen, où ICI recense 10 000 manifestants, le cortège s’est dispersé non sans tensions : une boutique Sephora a été pillée et trois personnes ont été interpellées, selon le point de 16 h 58.

À Lille, des manifestants ont forcé plusieurs entrées de la mairie en brisant des portes vitrées et ont saccagé des locaux avant de repartir, selon franceinfo et le point de 16 h 31 du direct d’ICI ; des CRS sont ensuite entrés dans le bâtiment. Des affrontements opposaient depuis 14 heures plusieurs centaines de manifestants aux CRS dans le centre-ville, selon franceinfo. À Paris, un cortège sauvage a été repoussé aux abords de l’Élysée, selon la préfecture de police citée par ICI au point de 16 h 34. Place de la Nation, l’ambiance était plus festive, tandis que les heurts se poursuivaient place de la République, selon le point de 16 h 35 du direct de Sud Radio.

À Lyon, le maire, Grégory Doucet, a jugé sur BFMTV la situation « très confuse » sur certains sites, tout en indiquant que près de 20 000 personnes marchaient encore, rapporte franceinfo. À Marseille, la gare Saint-Charles était inaccessible et un TGV était bloqué à Avignon, selon le point de 16 h 37 d’ICI. À Saint-Étienne, un jeune homme a été grièvement blessé à la main et transporté au CHU, dans des circonstances encore floues, selon le point de 17 h 08 du même direct.

Les chiffres locaux continuent de tomber. À Brest, la préfecture compte 10 000 personnes, et des manifestants ont descellé des pavés près du commissariat Colbert, selon le point de 17 h 25 d’ICI. À Strasbourg, le cortège, de près de 20 000 personnes selon ICI, s’est scindé en deux après des heurts vers 15 heures, et la gare a été brièvement fermée avant 17 heures, selon le point de 17 h 16. Le Snes-FSU revendique 10 000 manifestants à Rennes, ICI Besançon en compte au moins 5 000 à Besançon. À Tours, des manifestants cagoulés ont forcé le rideau d’un magasin H&M ; à Chambéry, la rocade a été envahie puis fermée, rapporte ICI.

À 15 heures, le ministère de l’Intérieur recensait 272 interpellations en France, dont 163 à Paris, selon le point de 16 h 21 du direct d’ICI ; franceinfo date de 15 h 30 le chiffre de 163 interpellations dans la capitale. Le bilan a nettement progressé depuis la mi-journée, quand l’entourage du ministre en comptait 166. Le ministère relève des « faits particulièrement graves » : l’intrusion à la mairie de Marseille, l’incendie de l’office de tourisme de Lyon, une intrusion dans la cour de la préfecture d’Avignon, des dégradations à la mairie de Grenoble et des commerces vandalisés à Pau, Montpellier, Toulouse et Valence.

Dans la capitale, la tête du cortège est arrivée place de Clichy, a indiqué la préfecture de police, citée par franceinfo. « On constate que la très grande majorité des individus manifestent sans heurt », a-t-elle souligné, tout en précisant que « la majorité des individus hostiles demeurent place de la République ». Un « engin lanceur d’eau » y a été employé, selon la même source. Reuters dressait le même tableau au point de 15 h 30 : un défilé sans incident jusqu’à Clichy, des violences sur la place.

Autour de République, les dégradations ont continué. Rue Beaurepaire, une dizaine de jeunes cagoulés ont forcé le rideau d’un bar-tabac, une supérette a été pillée et une voiture incendiée, le feu gagnant un camion, selon le point de 16 h 16 du direct d’ICI, qui rapporte le témoignage d’une journaliste de franceinfo. Huit véhicules ont brûlé rue Yves-Toudic et plusieurs autres dans le secteur, selon le journaliste Luc Auffret, dont le direct de Sud Radio relaie le message au point de 16 h 13.

Le maire de Marseille s’en prend aux casseurs

Les casseurs sont les idiots utiles de l’extrême droite.
Benoît Payan, maire de Marseille, franceinfo, 17 octobre 2026

Benoît Payan déplore aussi un manque d’anticipation et de sécurisation, et rappelle qu’une seule compagnie de CRS se trouvait à Marseille le matin, selon le point de 15 h 59 du direct d’ICI Provence. Sur X, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a assuré que « la France du travail », qu’il dit éprouvée par l’inflation, « n’est pas dans la rue aujourd’hui », rapporte franceinfo.

La gare du Mans investie, heurts à Grenoble et à Nice

En province, les incidents se sont multipliés en milieu d’après-midi. Au Mans, des manifestants ont investi la gare et tiré des mortiers à l’intérieur, selon le point de 15 h 48 du direct d’ICI. À Grenoble, la préfecture de l’Isère évoque « 300 casseurs » en fin de cortège, des projectiles contre les vitres du rectorat et deux interpellations. Nice a connu des affrontements avenue Jean-Médecin, Clermont-Ferrand une manifestation non déclarée émaillée de jets de projectiles. Des gaz lacrymogènes ont été tirés à Lille, Dijon et Saint-Étienne, rapportent les stations locales d’ICI.

À Lyon, un policier a été évacué près de la place Bellecour et une autre personne emmenée sur un brancard par les pompiers, leur état de santé n’étant pas connu, selon le site actu Lyon, relayé par le direct de Sud Radio au point de 15 h 37. Un reporter de Radio France y décrit une ambiance « insurrectionnelle » et dit avoir vu trois personnes au sol, incommodées par les gaz, selon le point de 16 h 08 d’ICI. Aucun bilan officiel des blessés n’avait été publié à 16 h 30.

Les cortèges ont aussi grossi. Selon le ministère de l’Intérieur, cité au point de 15 h 30 par Reuters, « les manifestations à Lyon et Nantes rassemblent environ 20 000 personnes », et celle de Rennes quelque 10 000. La préfecture de l’Hérault en compte de 12 000 à 17 000 à Montpellier, selon franceinfo. La FSU revendique 5 000 manifestants à Dijon et la CGT près de 1 500 au Puy-en-Velay. ICI a relevé plus de 3 000 personnes à Bayonne et 4 000 à Laval, où le défilé est resté calme.

Un départ dans les gaz place de la République

Le cortège parisien s’est élancé de la place de la République vers 14 h 30, après des heurts engagés à la mi-journée. La préfecture de police y a signalé « plusieurs centaines d’individus violents, essentiellement de l’ultragauche », rapporte franceinfo. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes à plusieurs reprises, selon l’AFP, puis d’un canon à eau « pour repousser des manifestants violents », d’après le point de 14 h 20 du direct d’ICI. Une voiture a aussi été incendiée, selon l’AFP, citée par franceinfo.

À 14 heures, la préfecture comptait 133 interpellations dans la capitale, « essentiellement pour groupements en vue de commettre des violences ou dégradations », et 1 046 contrôles préventifs depuis le matin, selon franceinfo. Reuters fait aussi état de 49 amendes forfaitaires délictuelles. Le bilan était de 61 interpellations à 11 heures et de 40 à 9 h 30, le plus souvent pour port d’armes ou de protections prohibées.

J’en ai ras le bol de la doctrine de maintien de l’ordre dans ce pays.
Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, place de la République, franceinfo, 17 octobre 2026

Sur la place, Marine Tondelier a aussi dénoncé un usage de la force « complètement disproportionné », rapporte Reuters.

Une matinée de cortèges sauvages dans la capitale

La journée avait commencé tôt. Vers 7 heures, une centaine de personnes cagoulées ont bloqué le parking du siège parisien de CNews et d’Europe 1, rapporte ICI. Des projectiles ont été lancés, des vitres brisées, et une vingtaine d’interpellations ont suivi, selon l’AFP. Dans la matinée, deux « cortèges sauvages » se sont formés, l’un près de la gare du Nord, l’autre rue de Rennes, d’après la préfecture citée par franceinfo. Autour des Champs-Élysées, sous forte présence policière, plusieurs boutiques s’étaient barricadées, a observé Reuters.

32 800 manifestants en province à midi, selon l’Intérieur

À midi, l’entourage du ministre de l’Intérieur recensait 140 actions réunissant 32 800 personnes en province, et 166 interpellations sur tout le territoire, selon Reuters. Ce décompte reste loin des 150 000 manifestants attendus hors de l’agglomération parisienne, une estimation obtenue avant la journée par France Inter auprès d’une source proche du dossier. Aucun chiffre national des organisateurs ne figurait dans les directs consultés à 16 h 30, et aucun comptage n’avait encore été publié pour le cortège parisien. La CGT a depuis revendiqué « plus de 500 000 manifestants » à 17 heures.

Place Beauvau, on dénonçait « une très forte mobilisation de la mouvance ultragauche, qui ne cherche qu’à créer le désordre », selon l’entourage du ministre cité par l’AFP. Le même entourage évoquait des « opérations violentes et ciblées » à Paris, Marseille, Rennes, Toulouse et Angers, et jugeait « très forte » la probabilité que les cortèges de l’après-midi dégénèrent, rapporte Reuters.

À Marseille, intrusion à l’hôtel de ville et renforts de CRS

Des heurts ont éclaté vers 12 h 15 en bas de la Canebière, rapporte Reuters. Un poste de la police municipale a été dégradé, sans blessé signalé, selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, et des magasins de l’avenue ont été vandalisés, selon l’entourage du ministre de l’Intérieur. Plusieurs dizaines de manifestants ont ensuite forcé la porte de l’hôtel de ville et sont brièvement entrés dans le hall, selon l’AFP ; ICI signalait l’intrusion à 13 h 48.

Ce n’est pas ma conception de la République.
Benoît Payan, maire de Marseille, sur BFMTV, Reuters, 17 octobre 2026

Benoît Payan a dit avoir obtenu, après un échange avec Emmanuel Macron, l’envoi de trois compagnies de CRS et de deux véhicules blindés Centaure, rapporte ICI. Au point de 14 h 36 du même direct, quelque 10 000 personnes se trouvaient bloquées sur le Vieux-Port.

L’office de tourisme de Lyon en feu

À Lyon, la police avait dispersé dans la matinée de petits groupes, une dizaine de personnes près de la raffinerie de Feyzin, une quarantaine près d’un pont sur le Rhône, selon la préfecture citée par franceinfo. L’après-midi, l’antenne de l’office de tourisme de la place Bellecour a été « saccagée et incendiée », rapporte franceinfo ; ICI la signalait en feu à 14 h 41, alors que 3 000 à 5 000 personnes se trouvaient à proximité. La préfecture du Rhône dénonce une intervention des pompiers entravée, et les forces de l’ordre « engagent des manœuvres pour disperser les groupes violents », a-t-elle indiqué. Un canon à eau a été employé, selon l’AFP.

Rennes a connu les premiers incidents. Dès 7 h 45, la rocade était bloquée porte de Villejean, où des barricades brûlaient, puis peu avant 9 heures des projectiles ont visé les forces de l’ordre rue de Lorient, selon la préfecture d’Ille-et-Vilaine, qui comptait 17 interpellations à la mi-journée. Vers 13 h 20, une supérette de la rue de l’Alma a été saccagée et un caissier frappé, rapporte ICI.

À Bordeaux, des manifestants ont bloqué le pont Chaban-Delmas à 11 heures, puis des affrontements ont éclaté place de la Victoire, selon ICI. Des casseurs sont entrés dans les locaux de la chambre de commerce, selon l’AFP. À Rouen, un incendie volontaire a ravagé dans la nuit de vendredi à samedi l’UFR de lettres de l’université, a fait savoir le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, cité par Reuters ; aucune source ne le relie à ce stade à la mobilisation.

Des milliers de manifestants dans les villes moyennes

Ailleurs, la mobilisation a pris la forme de défilés souvent calmes et de blocages routiers. Les stations locales d’ICI ont compté près de 4 000 personnes à Angoulême, sans incident selon les autorités, environ 6 000 au Mans, près de 2 000 à Saint-Nazaire et à Avignon, de 2 000 à 3 000 à La Rochelle. À Niort, les syndicats revendiquaient de 1 000 à 3 000 manifestants. Vers 13 h 30, l’A10 était bloquée à Tours, où des gendarmes ont été pris pour cible. L’A480 a été coupée à Grenoble, la RN113 près d’Arles.

En milieu d’après-midi, plusieurs milliers de personnes défilaient à Brest et à Strasbourg, où la préfecture a interdit la Grande Île et où la situation restait calme à 15 h 13, selon ICI Alsace. À Nancy, plus d’un millier de manifestants, en cortège depuis 13 h 30, ont été visés par des gaz lacrymogènes.

La journée heure par heure

Faits rapportés par les directs de presse, heure de Paris

  1. 07 h 00Paris, vers 7 heures : une centaine de personnes cagoulées bloquent le parking du siège de CNews et d’Europe 1 ; une vingtaine d’interpellations (ICI, AFP).
  2. 07 h 45Rennes : la rocade est bloquée porte de Villejean, des barricades brûlent (préfecture, citée par franceinfo).
  3. 09 h 30Paris : 40 interpellations (préfecture de police, citée par Reuters).
  4. 11 h 00Paris : 61 interpellations (préfecture de police) ; Bordeaux : pont Chaban-Delmas bloqué (ICI).
  5. 12 h 00France : 140 actions, 32 800 participants en province, 166 interpellations (entourage du ministre de l’Intérieur, cité par Reuters).
  6. 12 h 15Marseille : heurts en bas de la Canebière, poste de police municipale dégradé (Reuters, préfecture).
  7. 12 h 45Paris : gaz lacrymogènes place de la République (Reuters).
  8. 13 h 20Rennes, vers 13 h 20 : une supérette saccagée, un caissier frappé (ICI, selon le point de 15 h 07).
  9. 13 h 48Marseille : des manifestants entrent brièvement dans le hall de l’hôtel de ville (ICI, selon le point de 13 h 48 ; AFP).
  10. 14 h 00Paris : 133 interpellations et 1 046 contrôles préventifs (préfecture de police, citée par franceinfo).
  11. 14 h 20Paris : canon à eau contre des manifestants violents (AFP, selon le point de 14 h 20 d’ICI) ; Marseille : renforts de CRS annoncés par le maire (ICI).
  12. 14 h 30Paris : départ du cortège, vers 14 h 30 (franceinfo) ; Bordeaux : affrontements place de la Victoire (ICI, selon le point de 14 h 31).
  13. 14 h 36Marseille : quelque 10 000 personnes bloquées sur le Vieux-Port (ICI, selon le point de 14 h 36).
  14. 14 h 41Lyon : l’antenne de l’office de tourisme de la place Bellecour en feu (ICI, selon le point de 14 h 41).
  15. 14 h 58Lyon : la préfecture du Rhône signale une intervention des pompiers entravée (ICI).
  16. 15 h 00France : 272 interpellations, dont 163 à Paris (ministère de l’Intérieur, selon le point de 16 h 21 d’ICI).
  17. 15 h 11Le Mans : environ 6 000 manifestants (ICI Maine, selon le point de 15 h 11).
  18. 15 h 13Strasbourg : plusieurs milliers de personnes, situation calme (ICI Alsace, selon le point de 15 h 13).
  19. 15 h 30Paris : le cortège défile sans incident de République à Clichy, violences sur la place (Reuters) ; à Lyon et Nantes, « environ 20 000 personnes », à Rennes, quelque 10 000 (ministère de l’Intérieur, cité par Reuters) ; Dijon, 5 000 selon la FSU (ICI).
  20. 15 h 37Lyon : un policier évacué près de Bellecour (actu Lyon, relayé par Sud Radio, selon le point de 15 h 37).
  21. 15 h 48Le Mans : des manifestants investissent la gare, tirs de mortiers (ICI, selon le point de 15 h 48).
  22. 15 h 51Grenoble : « 300 casseurs », vitres du rectorat visées, deux interpellations (préfecture de l’Isère, citée par ICI).
  23. 15 h 59Marseille : le maire Benoît Payan dénonce un manque d’anticipation (ICI, selon le point de 15 h 59).
  24. 16 h 13Paris : huit véhicules incendiés rue Yves-Toudic (Sud Radio, selon le point de 16 h 13).
  25. 16 h 16Paris : bar-tabac forcé et supérette pillée rue Beaurepaire (ICI, selon le point de 16 h 16).
  26. 16 h 31Lille : portes de la mairie forcées, locaux saccagés (ICI, selon le point de 16 h 31 ; franceinfo).
  27. 16 h 34Paris : un cortège sauvage repoussé aux abords de l’Élysée (préfecture de police, citée par ICI).
  28. 16 h 37Marseille : gare Saint-Charles inaccessible, un TGV bloqué à Avignon (ICI, selon le point de 16 h 37).
  29. 16 h 55Toulouse : 32 000 manifestants (préfecture de Haute-Garonne, citée par ICI), dispersion en fin de mobilisation (Sud Radio).
  30. 16 h 58Caen : 10 000 manifestants, une boutique pillée, trois interpellations (ICI, selon le point de 16 h 58).
  31. 17 h 00France : « plus de 500 000 manifestants » et 1 750 rassemblements, selon la CGT (AFP, franceinfo).
  32. 17 h 08Saint-Étienne : un jeune homme grièvement blessé à la main (ICI, selon le point de 17 h 08).
  33. 17 h 16Strasbourg : cortège scindé après des heurts vers 15 heures, gare brièvement fermée (ICI, selon le point de 17 h 16).
  34. 17 h 25Brest : 10 000 personnes selon la préfecture, pavés descellés près du commissariat Colbert (ICI).
  35. 17 h 25Marseille : 8 000 « émeutiers », situation pas encore « sous contrôle » (préfet des Bouches-du-Rhône) ; quarante magasins pillés (ICI, selon le point de 17 h 25).
  36. 17 h 29Paris : le maire, Emmanuel Grégoire, condamne des « actes de casse » (ICI, selon le point de 17 h 29).
  37. 17 h 48Nantes : près de 20 000 manifestants (entourage du ministre de l’Intérieur, cité par ICI), au moins un magasin pillé.
  38. 17 h 53Amiens : environ 6 000 manifestants selon la police, gaz lacrymogènes en fin de parcours (ICI, selon le point de 17 h 53).
  39. 17 h 59Lille : le maire, Arnaud Deslandes, dénonce des commerces saccagés et une mairie envahie (ICI, selon le point de 17 h 59).
  40. 18 h 05Paris : 195 interpellations à 16 heures, 74 gardes à vue de majeurs et 13 de mineurs (parquet de Paris, cité par ICI).
  41. 18 h 07Paris : feux de véhicules en plusieurs endroits, calme revenu place de Clichy (Sud Radio, selon le point de 18 h 07).
  42. 18 h 09Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dénonce « une violence d’une extrême intensité » (ICI, selon le point de 18 h 09 ; franceinfo, Reuters).
  43. 18 h 20Pillages de magasins dans plusieurs villes, dont une Fnac à Marseille (Sud Radio, selon le point de 18 h 20).
  44. 18 h 22Rennes, Montpellier, Tours, Strasbourg : comptages actualisés, de 12 000 à 35 000 manifestants, au-dessus des chiffres des autorités de l’après-midi (stations ICI ; CGT pour Strasbourg, selon le point de 18 h 22).
  45. 18 h 34Bordeaux : la préfète de la Gironde condamne les dégradations de la résidence préfectorale et des pillages (ICI, selon le point de 18 h 34).
  46. 18 h 40Marseille : les blindés Centaure de la gendarmerie entrent en action (Sud Radio, selon le point de 18 h 40).
  47. 18 h 54Lyon : magasins pillés et saccagés dans le centre-ville (Radio France, selon le point de 18 h 54 d’ICI).
  48. 19 h 00Paris : une dizaine de blessés soignés dans un restaurant près du canal Saint-Martin (ICI, selon le point de 19 h 00).
  49. 19 h 02Saint-Étienne : le blessé grave a 17 ans, circonstances non confirmées par la préfecture (ICI, selon le point de 19 h 02).
  50. 19 h 08Grenoble : commerces pillés et incendiés, le feu gagne un immeuble dont les habitants sortent (ICI, selon le point de 19 h 08).
  51. 19 h 21Paris : le maire, Emmanuel Grégoire, estime que le bilan des violences « sera lourd » (ICI, selon le point de 19 h 21).
  52. 19 h 22Limoges : l’hôtel de ville incendié, deux voitures de police brûlées sur le parvis (ICI Limousin, selon le point de 19 h 22).
  53. 19 h 38France : quelque 800 000 manifestants selon les organisateurs ; la CGT, qui en revendiquait plus de 500 000 à 17 heures, s’aligne sur ce chiffre (ICI, selon le point de 19 h 38 ; franceinfo).
  54. 19 h 42Paris : commerces pillés près de République, une concession Kawasaki incendiée, la CRS 8 aux Halles depuis 17 heures (ICI, selon le point de 19 h 42).
  55. 19 h 56France : 550 000 manifestants dont 110 000 à Paris, environ 400 interpellations, 60 membres des forces de l’ordre blessés (Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, selon ICI et franceinfo).
  56. 19 h 50Saint-Étienne : Laurent Nuñez confirme qu’un jeune manifestant a eu la main arrachée (Reuters).
  57. 20 h 08France : environ 400 interpellations, en très grande majorité des majeurs (Laurent Nuñez, selon le point de 20 h 08 d’ICI).
  58. 20 h 12Emmanuel Macron promet que les casseurs et les pilleurs « seront poursuivis et punis » (ICI, selon le point de 20 h 12 ; franceinfo).
  59. 20 h 18Jean-Luc Mélenchon : « ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage » (ICI, selon le point de 20 h 18).
  60. 20 h 21Angers : intrusion dans l’enceinte de la préfecture et de l’hôtel de ville, début d’incendie éteint ; Nantes : la mairie saccagée (ICI, selon le point de 20 h 21).
  61. 20 h 40Paris : le calme revient place de la République, des affrontements se poursuivent dans la capitale et ailleurs (Sud Radio).
  62. 20 h 42Limoges : l’hôtel de ville totalement détruit, selon ICI Limousin (ICI).
  63. 21 h 04Saint-Étienne : l’IGPN saisie après la blessure grave à la main d’un jeune de 17 ans (ICI).
  64. 21 h 09Chambéry : cinq policiers blessés, selon les forces de l’ordre (ICI).
  65. 21 h 15Sébastien Lecornu préside une cellule interministérielle de crise à Beauvau (Matignon, selon ICI).
  66. 21 h 32Paris : la Ville condamne « avec la plus grande fermeté » violences, pillages et dégradations (ICI).

Les vidéos les plus vues, heure par heure

Vidéo la plus vue de chaque heure parmi les comptes de médias et d’agences sur X (liens dans les sources)

HeureLieuCe que montre la vidéoCompte
8 h 48LyonLes forces de l’ordre interviennent pour disperser des manifestantsBFMTV
9 h 10Paris (Champs-Élysées)Les commerces se sont barricadésBFMTV
10 h 38ParisUn important cortège de gilets jaunes défile, la BRAV-M tente de le bloquerCL Press
11 h 50ParisDes groupes en route vers République dressent des barricades avec des barrièresCL Press
12 h 51Paris (République)Tensions avant le départ de la manifestationCL Press
13 h 03ParisCharge des forces de l’ordre à la matraque contre des manifestantsCL Press
14 h 25Paris (République)Une voiture en feu en marge du départ du cortègeBFMTV
15 h 59ParisPlusieurs véhicules incendiés près de la place de la RépubliqueCL Press
16 h 18ParisUn groupe de manifestants arrive à une centaine de mètres de l’Élysée avant d’être repousséCL Press
17 h 14MarseillePrise de parole du préfet des Bouches-du-Rhône sur les violences de l’après-midiLCI
18 h 07Paris (Champs-Élysées)Des manifestants tentent de défiler sur les Champs-Élysées, important dispositif de policefranceinfo
19 h 17FranceAnnonce de 800 000 manifestants ce samedi, chiffre des organisateursBFMTV
20 h 26Paris (République)La situation s’est calmée, la circulation a reprisBFMTV
21 h 11LimogesL’incendie de l’hôtel de ville toujours en coursBFMTV
Source : X, relevé des comptes de médias et d’agences, 17 octobre 2026

Les chiffres de la journée, et qui les donne

550 000
manifestants en France, dont 110 000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur (19 h 56)
800 000
manifestants en France, selon les organisateurs (organisations de jeunesse, chiffre repris par la CGT) (19 h 38)
environ 400
interpellations en France, bilan provisoire, selon Laurent Nuñez
60
membres des forces de l’ordre blessés, selon Laurent Nuñez
5
policiers blessés à Chambéry, selon les forces de l’ordre (21 h 09)
32 800
participants dans 140 actions en province à midi, selon l’entourage du ministre de l’Intérieur
150 000
manifestants attendus hors agglomération parisienne, selon une source proche du dossier citée par France Inter
87
gardes à vue à Paris (74 majeurs, 13 mineurs), selon le parquet de Paris
191
interpellations à Paris, selon la préfecture de police, citée par franceinfo (heure du décompte non précisée)
195
interpellations à Paris à 16 heures, selon le parquet de Paris
8 000
« émeutiers » à Marseille, selon le préfet des Bouches-du-Rhône
20 000
manifestants à Nantes, selon l’entourage du ministre de l’Intérieur
272
interpellations en France à 15 heures, dont 163 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur
12 000 à 17 000
manifestants à Montpellier, selon la préfecture de l’Hérault
1 000 à 3 000
manifestants à Niort, selon les syndicats
32 000
manifestants à Toulouse, selon la préfecture de Haute-Garonne
plus de 500 000
manifestants en France à 17 heures, selon la CGT
Sources
Données

À lire ensuite