Sciences

La tempête Austen prive près de 290 000 foyers d’électricité dans le nord-ouest de la France

« Les régions les plus touchées sont la Bretagne (148 500 clients), Normandie (88 800 clients) et les Pays de la Loire (49 600 clients) », a indiqué Enedis à la mi-journée, en jugeant la situation « toujours très évolutive ». Le précédent décompte du gestionnaire de réseau faisait état de 161 000 foyers privés de courant, rapporte franceinfo. Plus de 2 000 salariés de l’entreprise se tenaient prêts à intervenir « dès que les conditions le permettront ». La dépression Austen s’est creusée en mer d’Iroise dans la nuit de jeudi à vendredi, selon Météo-France. Après avoir balayé le nord de la Bretagne, les vents violents ont gagné la Normandie vendredi matin, avant de se décaler vers les Hauts-de-France dans la journée. Seize records mensuels de rafales ont été égalés ou battus, selon L’Express, qui cite 158 km/h à Ouessant (Finistère), 150 km/h au port de Saint-Malo et 143 km/h à la pointe de Chemoulin (Loire-Atlantique). Météo-France a aussi relevé 161 km/h à la pointe du Raz, d’après franceinfo.

Armée et conflits

Le Kremlin annonce le départ d’un premier tanker de diesel russe vers les États-Unis

Le navire s’appelle Agioi Fanendes et bat pavillon maltais. D’après la société de suivi maritime Kpler, citée par Euronews, il a chargé environ 40 000 tonnes de diesel à très basse teneur en soufre, soit quelque 300 000 barils, dans le port russe de Primorsk, sur la Baltique. Il signale New York comme destination, avec une arrivée estimée au 7 novembre. Les données de LSEG donnent le même volume. Le tanker a quitté le port jeudi, a confirmé vendredi le Kremlin, rapporte The Moscow Times. Le vice-premier ministre Alexander Novak avait annoncé ce départ dès mercredi. Si la livraison se fait comme prévu, ce sera la première cargaison de diesel ou de gazole russe suivie par Kpler vers les États-Unis depuis juillet 2023, et le premier envoi de diesel de Primorsk vers New York depuis janvier 2022, précise Euronews. L’agence Associated Press cite les mêmes données de Kpler.

Politique

Emmanuel Macron veut faire interdire les manifestations non syndicales de samedi

Le chef de l’État s’est exprimé à la mi-journée, après un conseil de sécurité réunissant les services de renseignement en présence du Premier ministre. Ces services sont accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation du 17 octobre, rapporte franceinfo. Emmanuel Macron y a fixé la ligne pour le week-end, deux jours avant une nouvelle journée de mobilisation prévue samedi. Les demandes formulées par « des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela » seront refusées, a prévenu le président, pour qui la priorité est « le retour au calme ». Les tracés négociés avec les syndicats devront protéger « les commerces et les bâtiments publics », selon Public Sénat. Le dispositif policier sera lui aussi renforcé. « On est sur un niveau de mobilisation de 20 % supérieur à ce qu’il était la semaine dernière », a déclaré Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur. Le 17 octobre, les 60 000 policiers et gendarmes mobilisés avaient été débordés à Paris, à Marseille ou à Limoges.

Armée et conflits

La Russie frappe le centre de Kyiv quelques heures après une rencontre Witkoff-Poutine

L’un des trois missiles a frappé Petchersk, le quartier historique de la capitale, près de la laure des Grottes et du monastère de la Présentation, a indiqué Volodymyr Zelensky. Des lieux de culte, des habitations, des commerces et des cafés ont été endommagés. Selon le président ukrainien, les engins étaient conçus pour exploser en l’air et disperser des sous-munitions sur une zone de 400 mètres de diamètre. Le bilan s’élève à au moins deux morts et 34 blessés, dont cinq enfants, selon le chef de l’État ukrainien. Volodymyr Zelensky affirme que le choix de l’arme et de la cible était délibéré, aucun objectif militaire ne se trouvant à proximité. Serhii Beskrestnov, conseiller présidentiel surnommé « Flash », a identifié l’un des engins comme un missile Iskander doté d’une tête à fragmentation K5, chargée de 58 sous-munitions, rapporte Euronews.

Économie

Les députés adoptent un amendement pour un congé de fin de carrière dès 62 ans

Dans l’hémicycle, les députés ont voté l’amendement n° 2748, déposé le 16 octobre, par 45 voix contre 36, lors d’un scrutin public demandé par le groupe Écologiste et social. Le texte crée un « congé anticipatoire de départ en retraite » à partir de 62 ans. Il s’adresse aux salariés justifiant d’au moins 168 trimestres d’assurance au régime général, soit 42 années de cotisation, et court jusqu’à l’âge légal d’ouverture des droits relevé par la réforme de 2023. Concrètement, l’employeur verserait au salarié, pendant tout le congé, une fraction de sa rémunération égale au montant de sa future pension à taux plein. En échange, ses cotisations sociales seraient réduites, dans des limites fixées par décret, prévoit l’amendement. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s’y est opposé. « Ce serait en outre une charge très lourde pour les entreprises. Que vous ont-elles fait pour que vous leur remettiez ainsi tout sur le dos ? », a-t-il lancé, selon le compte rendu de la séance. Le ministre a prédit que les employeurs « se sépareraient des salariés avant qu’ils atteignent le seuil prévu par votre dispositif ».

Économie

Le climat des affaires remonte à 97 points en octobre, celui de l’emploi recule

Dans sa note parue à 8 h 45, l’Insee relève l’indicateur synthétique du climat des affaires à 97, un point de plus qu’en septembre. Il se rapproche de sa moyenne de longue période, fixée à 100, sans l’atteindre. L’institut le calcule à partir de vingt-huit soldes d’opinion des chefs d’entreprise de l’industrie, des services, du commerce et du bâtiment. Les réponses ont été recueillies entre le 25 septembre et le 19 octobre, pour l’essentiel au cours des deux premières semaines. Le rebond vient d’abord de l’industrie, où l’indicateur bondit de quatre points, à 105, et s’écarte nettement de sa moyenne de long terme. Tous les soldes qui le composent progressent, précise l’Insee, les carnets de commandes globaux et étrangers apportant les contributions principales. Le solde sur les commandes venues de l’étranger atteint son plus haut niveau depuis avril 2022. Les industriels n’avaient plus été aussi optimistes sur leur propre production depuis février 2022. La hausse est particulièrement forte dans la fabrication de matériels de transport. Dans les services, le climat gagne un point, à 99, juste sous sa moyenne. Les patrons du secteur jugent mieux leur activité à venir, mais leur regard sur les perspectives générales reste sous la moyenne pour le dixième mois consécutif.

Politique

La commission des lois du Sénat retire la « communauté » corse du texte sur l’autonomie

Réunis à huis clos mercredi, les 49 sénateurs de la commission des lois ont réécrit le projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse. Sept des huit amendements présentés par Muriel Jourda, présidente de la commission et rapporteure du texte, ont été adoptés. Ils retirent les notions de « communauté », de « lien singulier à la terre », de « principe de non-régression sociale et environnementale » et d’« égalité absolue », selon France 3 Corse ViaStella. Pour supprimer la « communauté », la rapporteure a invoqué le risque d’une « présomption de différence de situation » qui justifierait un traitement différencié des Corses, contraire à l’indivisibilité de la République et à l’unicité du peuple français, rapporte Public Sénat. Le Conseil d’État avait déjà émis des réserves sur ce terme dans son avis du 17 juillet 2025. La séance, qui devait être retransmise sur le site du Sénat, s’est finalement tenue portes fermées.

Armée et conflits

Macron et l’émir du Qatar scellent un partenariat militaire renforcé à l’issue d’une visite d’État à Doha

La déclaration conjointe, publiée au terme de deux jours de visite d’État, les 20 et 21 octobre, place la sécurité du Golfe en tête. Les deux chefs d’État y condamnent les attaques militaires iraniennes contre des pays de la région, qu’ils qualifient de violation grave du droit international, et réaffirment la nécessité de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, sans contraintes ni droits de passage, selon la version anglaise du texte publiée par The Peninsula Qatar. Sur le plan militaire, Paris et Doha s’engagent à renforcer leurs capacités de défense par une coopération élargie, notamment entre leurs armées de terre, et y voient un nouveau chapitre de leur partenariat, relève Qatar Tribune. Une autre lettre d’intention, consacrée aux garanties de sécurité entre les deux pays et à la stabilité au Moyen-Orient, a également été signée, d’après le texte.

France

Reçus à Matignon par Sébastien Lecornu, les syndicats ressortent déçus et misent sur le 5 novembre

La CFDT, la CGT, FO, la CFTC et la CFE-CGC ont passé deux heures et demie à Matignon, quatre jours après les violences et les pillages qui ont émaillé la mobilisation du 17 octobre. Le Premier ministre voulait y évoquer « les voies et moyens pour garantir l’indispensable liberté de manifester » que « certains essaient de dévoyer en l’associant à des actes inacceptables », selon le courrier adressé aux syndicats et cité par LCP. Sophie Binet a résumé la réunion d’une formule : Sébastien Lecornu n’a annoncé « aucune mesure » pour répondre aux contestations, et il n’y a eu « aucune prise en compte de nos revendications », rapporte l’AFP. Le Premier ministre ne fait, selon elle, que « renforcer » la colère. « La CGT, avec l’intersyndicale, appelle à la mobilisation la plus large possible le 5 novembre », a ajouté la secrétaire générale, qui invite les salariés à tenir des assemblées générales « pour généraliser la grève », d’après France info.

International

Au Brésil, Lula et Flávio Bolsonaro demandent chacun la disqualification de leur adversaire

Les avocats du sénateur Flávio Bolsonaro ont ouvert les hostilités mardi devant le Tribunal supérieur électoral (TSE). Leur recours, consulté par l’AFP, accuse le président Luiz Inácio Lula da Silva d’« abus de pouvoir » pour avoir fait diffuser massivement sur WhatsApp, en pleine période électorale, des contenus vantant l’action de son gouvernement. Le camp présidentiel, qui avait annoncé sa riposte dès mardi, a déposé la sienne mercredi, a constaté l’agence. Le recours de Lula soutient que Flávio Bolsonaro « bénéficie » d’une « manipulation algorithmique » de Meta, maison mère de Facebook, d’Instagram et de WhatsApp, rapporte 20 minutes. Selon le quotidien brésilien Correio da Manhã, cette action d’enquête judiciaire électorale, qui vise la cassation du ticket du sénateur, s’appuie sur des écarts de portée entre les publications, sur des restrictions à la promotion payante des contenus liés au président et sur des recommandations de comptes favorables à son rival.

Sciences

La station de Solenzara bat le record métropolitain de pluie en six heures, la Haute-Corse en vigilance rouge

Les orages les plus violents se sont organisés peu après 9 heures sur la façade orientale de la Corse, entretenus par un courant de sud-est chargé d’humidité. La station de Solenzara, installée sur la base aérienne, côté Haute-Corse, a relevé 123,1 millimètres entre 9 heures et 10 heures, puis 186,6 millimètres l’heure suivante, rapporte Meteo-Paris.com. La pluie ne s’est pas arrêtée l’après-midi. À 17 heures, le cumul atteignait 596 millimètres depuis le matin, cinq fois la normale d’un mois d’octobre à cette station, fixée à 119 millimètres, rapporte franceinfo. Météo-France a ensuite établi le total de l’épisode à 640,5 millimètres, dont 612,7 en vingt-quatre heures.

Économie

L’Assemblée rejette, par 259 voix, la motion de LFI-NFP contre le budget de la Sécurité sociale

Seule la gauche a voté pour la motion : 53 députés insoumis, 38 socialistes, 28 écologistes et neuf élus du groupe GDR, d’après le détail du scrutin publié par l’Assemblée. Le Rassemblement national (78 voix), les groupes du camp présidentiel, la Droite républicaine, Liot et l’UDR ont voté contre, comme un député du groupe GDR. Le député Hadrien Clouet a défendu la motion au nom de La France insoumise. « La macronie n’a pas réussi à vendre la maison, elle tente de partir avec les meubles », a-t-il lancé, qualifiant le PLFSS d’« ultime texte de braquage de la Sécurité sociale » et de « texte de classe », rapporte LCP. Juste avant, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, avait appelé les députés à la « lucidité » et plaidé pour un « compromis ».

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Les députés adoptent un amendement pour un congé de fin de carrière dès 62 ans

Dans l’hémicycle, les députés ont voté l’amendement n° 2748, déposé le 16 octobre, par 45 voix contre 36, lors d’un scrutin public demandé par le groupe Écologiste et social. Le texte crée un « congé anticipatoire de départ en retraite » à partir de 62 ans. Il s’adresse aux salariés justifiant d’au moins 168 trimestres d’assurance au régime général, soit 42 années de cotisation, et court jusqu’à l’âge légal d’ouverture des droits relevé par la réforme de 2023.

Il s’agit de permettre aux personnes ayant atteint l’âge de 62 ans, et justifiant de quarante-deux annuités de cotisations, de bénéficier d’un congé jusqu’à l’âge légal de départ à la retraite, congé financé par l’entreprise et compensé à l’euro près par une exonération de cotisations sociales.
Sandrine Rousseau, députée du groupe Écologiste et social, Compte rendu de l’Assemblée nationale, 22 octobre 2026

Le ministre du Travail dénonce une charge « très lourde »

Concrètement, l’employeur verserait au salarié, pendant tout le congé, une fraction de sa rémunération égale au montant de sa future pension à taux plein. En échange, ses cotisations sociales seraient réduites, dans des limites fixées par décret, prévoit l’amendement. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s’y est opposé. « Ce serait en outre une charge très lourde pour les entreprises. Que vous ont-elles fait pour que vous leur remettiez ainsi tout sur le dos ? », a-t-il lancé, selon le compte rendu de la séance. Le ministre a prédit que les employeurs « se sépareraient des salariés avant qu’ils atteignent le seuil prévu par votre dispositif ».

Le rapporteur général du budget de la Sécurité sociale, Thibault Bazin (Droite républicaine), a rappelé que l’amendement n’avait pas été examiné en commission et a donné un avis défavorable. Il dit voir « le symbole », mais juge le dispositif « pas opérant ». « C’est un basculement assez singulier », a-t-il averti, puisque le versement reposerait sur l’employeur et non plus sur le régime de retraite. Le député s’est demandé ce qu’il adviendrait si l’employeur « rencontrait des difficultés ou disparaissait durant cette période ».

La gauche pour, le RN, la droite et le bloc central contre

Le détail du scrutin public n° 8968 dessine deux camps nets. Les 45 voix favorables viennent de LFI-NFP (18), du groupe Écologiste et social (17), des socialistes (9) et d’un député du groupe GDR, Édouard Bénard. Les 36 voix contre se répartissent entre le Rassemblement national (17), Ensemble pour la République (8), la Droite républicaine (5), dont Thibault Bazin, Les Démocrates (4) et Horizons (2). La députée LFI Anaïs Belouassa-Cherifi a rappelé que son groupe est « pour l’abrogation de la réforme injuste des retraites ».

Les conditions du dispositif voté

62 ans
âge minimal pour prétendre au congé de fin de carrière
168 trimestres
soit 42 années de cotisation au régime général, condition requise
45 voix contre 36
résultat du scrutin à l’Assemblée nationale
81
députés ont pris part au scrutin public n° 8968

Contourner la réforme Borne sans l’abroger

L’amendement ne touche pas à l’âge légal de départ. Il crée, à côté, un congé réservé aux salariés ayant déjà cotisé 42 ans. Son exposé sommaire assume vouloir « empêcher l’application de la réforme des retraites de 2023 ». Sandrine Rousseau a rappelé que cette réforme avait été adoptée « sans jamais avoir été votée dans cet hémicycle ». Son dispositif permettrait, selon elle, que la question fasse « pour la première fois, l’objet d’un vote » à l’Assemblée.

L’adoption de l’amendement ne vaut pas adoption du budget de la Sécurité sociale. L’Assemblée en a commencé l’examen le 20 octobre, en interrompant ses débats sur la partie recettes du budget de l’État. La Constitution lui laisse vingt jours après le dépôt du texte pour se prononcer en première lecture, un délai qui expire le 27 octobre, selon LCP. Dans un hémicycle sans majorité, l’entrée en vigueur de la mesure reste « plus qu’improbable », prévient la chaîne parlementaire.

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